Réponse courte : la France est une République semi-présidentielle régie par la Constitution de 1958. Le pouvoir est partagé entre le président de la République (chef de l'État), le gouvernement dirigé par le Premier ministre (pouvoir exécutif), et le Parlement — Assemblée nationale et Sénat — qui vote les lois. C'est l'un des 5 thèmes majeurs de l'examen civique.
Les trois pouvoirs
Héritées de la philosophie des Lumières et de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, les institutions françaises reposent sur la séparation de trois pouvoirs :
- Le pouvoir exécutif — applique les lois et dirige l'action de l'État : le président de la République et le gouvernement.
- Le pouvoir législatif — débat et vote les lois : le Parlement, composé de l'Assemblée nationale et du Sénat.
- Le pouvoir judiciaire — juge et protège les droits : les tribunaux et cours indépendants, dont la Cour de cassation (ordre judiciaire) et le Conseil d'État (ordre administratif).
Le président de la République
Chef de l'État, le président est élu au suffrage universel direct pour 5 ans (depuis 2002, le quinquennat). Il nomme le Premier ministre, préside le Conseil des ministres, promulgue les lois, est chef des armées et représente la France à l'étranger. Il peut dissoudre l'Assemblée nationale. Détail : le rôle du président de la République.
Le Premier ministre et le gouvernement
Nommé par le président, le Premier ministre dirige l'action du gouvernement et détermine la politique de la Nation en lien avec le président. Il propose les membres du gouvernement (ministres). Le gouvernement est responsable devant le Parlement : une motion de censure peut le renverser. Détail : le Premier ministre et le gouvernement.
Le Parlement : Assemblée nationale et Sénat
Le Parlement vote les lois et contrôle le gouvernement. Il a deux chambres :
- L'Assemblée nationale — 577 députés, élus au suffrage direct pour 5 ans. Le scrutin est majoritaire à deux tours.
- Le Sénat — 348 sénateurs, élus au suffrage indirect (grands électeurs) pour 6 ans, renouvelé par moitié tous les 3 ans.
Les deux chambres examinent les projets de loi : c'est la « navette parlementaire ». En cas de désaccord persistant, l'Assemblée nationale a le dernier mot. Pour la présidentielle, si aucun candidat n'obtient la majorité absolue au premier tour, un second tour oppose les deux meilleurs candidats. Détail : Assemblée nationale et Sénat : quelles différences ?
Comment une loi est-elle votée ?
Le parcours d'une loi suit des étapes précises : projet de loi (gouvernement) ou proposition de loi (parlementaire) → examen en commission → débats et votes dans chaque chambre (navette) → éventuelle commission mixte paritaire → vote définitif → contrôle de constitutionnalité possible par le Conseil constitutionnel → promulgation par le président, puis publication au Journal officiel. Détail : comment une loi est votée en France.
La Constitution de 1958
Texte fondateur de la Ve République, votée par référendum le 28 septembre 1958, elle organise la séparation des pouvoirs, définit les institutions et garantit les droits fondamentaux (avec la Déclaration de 1789 et le préambule de 1946). Elle peut être révisée par le Congrès (Parlement réuni) ou par référendum. Le Conseil constitutionnel veille au respect de la Constitution. Détail : la Constitution de 1958.
Les institutions dans les autres thèmes de l'examen
Le thème « institutions » croise les autres domaines du programme : les valeurs de la République dont ces institutions sont l'incarnation, les droits et devoirs du citoyen qu'elles garantissent (dont le droit de vote), et la histoire de France qui les a fait naître (Révolution de 1789, Ve République de 1958).
Du local à l'Europe : les autres échelons
Pour le programme de l'examen, les institutions nationales s'articulent avec deux autres échelons :
- Les collectivités territoriales — la France compte environ 35 000 communes, gérées par un conseil municipal dirigé par un maire ; au-dessus : les départements (conseil départemental) et les régions (conseil régional), tous élus au suffrage direct.
- L'Union européenne — la France en est membre fondateur (traités de Rome, 1957). Conséquence citoyenne directe : les citoyens de l'Union résidant en France votent aux élections municipales et européennes, et les citoyens français peuvent voter aux européennes depuis n'importe quel pays de l'UE.
La chronologie à retenir
- 1789 — Révolution française ; Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Détail : histoire de France.
- 1958 — Constitution de la Ve République, toujours en vigueur.
- 1962 — le président de la République est désormais élu au suffrage universel direct.
- 2000 — référendum sur le quinquennat : le mandat présidentiel passe de 7 à 5 ans.
Les symboles qui incarnent ces institutions
L'examen aime relier les institutions à leurs symboles. À connaître : la devise « Liberté, Égalité, Fraternité », apparue sous la Révolution de 1789 et inscrite sur les façades des mairies et des écoles ; le drapeau tricolore (bleu-blanc-rouge, Révolution de 1789) ; Marianne, figure allégorique de la République présente dans toutes les mairies ; et la Marseillaise, hymne national né en 1792. La laïcité, principe séparant les institutions publiques des religions, est elle-même une valeur inscrite dans les institutions — c'est un point central du programme 2026.
Questions typiques de l'examen sur ce thème
- Qui nomme le Premier ministre ? Le président de la République.
- Combien de députés compte l'Assemblée nationale ? 577.
- Combien de temps dure le mandat présidentiel ? 5 ans.
- Quelle assemblée vote les lois ? Le Parlement (Assemblée nationale et Sénat).
- Qui promulgue les lois ? Le président de la République.
- Quel texte organise les institutions françaises ? La Constitution du 4 octobre 1958.
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Sources officielles : Vie-publique.fr (DILA) · Légifrance (Constitution et textes officiels)